Il est un exercice qui me plait beaucoup, à savoir, le test de mon esprit critique. Lorsque la télévision me propose un débat, lorsque deux amis s’affrontent sur un sujet qui les oppose, lorsque mon frère tente désespérément d’obtenir quelque chose qu’il désire au près de ma mère, bref lorsqu’une argumentation s’offre à mes oreille je m’applique pour analyser les différents arguments et voir s’ils ont une réelle valeur. Avec le temps je me suis rendu compte que les arguments d’autorités sont parfois pertinent mais surtout que les arguments historiques étaient traîtres.
En effet, sous le couvert d’un aspect respectable qui laisse transparaitre la culture de l’interlocuteur et qui le crédibilise de la sorte, l’argument historique est, en fait, presque systématiquement sans valeur. Je me rends bien compte que j’y vais un peu fort, et je reconnais volontiers que l’histoire à une importance primordiale dans un jugement ou une réflexion sérieuse. Pourtant, elle n’est jamais suffisante en elle-même.
Afin de bien me faire comprendre, je vais prendre un exemple, un de ceux que je connais bien : la Belgique. Secoué depuis toujours par des problèmes communautaires, chacun qui veut défendre son point de vue s’appuie sur l’histoire. Étrangement, en les écoutants bien on se rend compte qu’ils ont tous raison. Le problème des communes à facilité est le plus cocasse à mon sens.
Les Flamands exigent que ces communes deviennent néerlandophones car depuis toujours c’est la Flandres. Pourtant, avant 1830 c’était les Pays-Bas et on y parlait déjà néerlandais. Les francophones remonteront à avant 1814, quand la Belgique était un ensemble de département français, où l’on était bien prié de parler le français.
À ce stade, il semble que les francophones aient raison puisqu’ils ont la plus vieille origine. Or, les petits malins pourront alors se délecter de quelques arguments aussi absurdes que juste dans cet état d’esprit. Avant 1713, dans nos contrées on était espagnole et avant 1482, on parlait la langue d’oye sous les ducs de Bourgogne.
En clair, en sautant quelques étapes, il y plusieurs millions d’années nos ancêtres ne parlaient pas puisqu’ils n’étaient que des protozoaires, il y quelques milliards d’années, la terre qu’on se dispute n’était qu’un amas informe de magma brulant et encore avant l’univers n’existait pas !
À travers cet exemple il est clair que poussé à l’extrême, l’histoire en devient absurde et inutile.
Comment peut-on laisser voir ça à des enfants ?
samedi 6 juin 2009
La double casquette des artistes du Quattrocento
Il existe, à mon sens, deux types de personnalités. Même si elles ne sont pas radicales mais partagées, elles me semblent claires.
Il y a les théoriciens. Capable, par la seule force de l’esprit, de synthétiser et d’imaginer le monde. Ceux-ci, pourtant, sont incapables de mettre en pratique ce monde qu’ils voient avec l’esprit.
Cette Particularité de l’esprit est remarquable dans des domaines aussi varié que les sciences, l’éducation ou la politique. Einstein, aussi génial fut-il, ne pu jamais démontrer que théoriquement ses découvertes. Galilée ne pu lui non plus jamais prouver ce qu’il avançait. Rousseau, maître absolu en matière d’éducation plaça ses enfants dans un orphelinat. Karl Marx n’a jamais tenté de mettre ses théories communistes en pratique.
Il y a les praticiens. Ils sont la preuve que l’instinct sommeil en nous mais plus chez eux peut-être ! Ces prodiges de la production réalisent leur œuvre sans être capable d’expliquer ou d’enseigner comment parvenir a un tel résultat. Sensation, sentiment, goût et adresse remplace toute théorie et parfois même réflexion.
On pourrait pensez que ce genre de dispositions est réservé aux artistes et artisans. Détrompez-vous ! Kepler, astronome encore étudié en 5ème humanité n’a déduit ses lois que par empirisme. Il en va de même pour Mendel le premier des généticiens. La musique aussi détient son lot d’instinctifs. Duke Ellington, Louis Armstrong et tous les jazzmen connus ignoraient tout du solfège.
Pourtant une vague d’artistes a pu concilier les deux opposés complémentaires et se montrer prodigieuse dans la théorie autant que dans la pratique. En exerçant une savante alchimie sans tomber dans aucun excès, les artistes du Quattrocento sont à la base de la Renaissance. Les traités concernant la perspective d’un Brunelleschi ou d’un Léonard de Vinci sont à la hauteur du Duomo de Florence ou de la dernière Cène. La révolution culturelle qu’ils provoquèrent est proportionnelle aux déflagrations du choc esthétique qui sont toujours aussi bouleversantes.
Comment peut-on laisser voir ça à des enfants ?
Il y a les théoriciens. Capable, par la seule force de l’esprit, de synthétiser et d’imaginer le monde. Ceux-ci, pourtant, sont incapables de mettre en pratique ce monde qu’ils voient avec l’esprit.
Cette Particularité de l’esprit est remarquable dans des domaines aussi varié que les sciences, l’éducation ou la politique. Einstein, aussi génial fut-il, ne pu jamais démontrer que théoriquement ses découvertes. Galilée ne pu lui non plus jamais prouver ce qu’il avançait. Rousseau, maître absolu en matière d’éducation plaça ses enfants dans un orphelinat. Karl Marx n’a jamais tenté de mettre ses théories communistes en pratique.
Il y a les praticiens. Ils sont la preuve que l’instinct sommeil en nous mais plus chez eux peut-être ! Ces prodiges de la production réalisent leur œuvre sans être capable d’expliquer ou d’enseigner comment parvenir a un tel résultat. Sensation, sentiment, goût et adresse remplace toute théorie et parfois même réflexion.
On pourrait pensez que ce genre de dispositions est réservé aux artistes et artisans. Détrompez-vous ! Kepler, astronome encore étudié en 5ème humanité n’a déduit ses lois que par empirisme. Il en va de même pour Mendel le premier des généticiens. La musique aussi détient son lot d’instinctifs. Duke Ellington, Louis Armstrong et tous les jazzmen connus ignoraient tout du solfège.
Pourtant une vague d’artistes a pu concilier les deux opposés complémentaires et se montrer prodigieuse dans la théorie autant que dans la pratique. En exerçant une savante alchimie sans tomber dans aucun excès, les artistes du Quattrocento sont à la base de la Renaissance. Les traités concernant la perspective d’un Brunelleschi ou d’un Léonard de Vinci sont à la hauteur du Duomo de Florence ou de la dernière Cène. La révolution culturelle qu’ils provoquèrent est proportionnelle aux déflagrations du choc esthétique qui sont toujours aussi bouleversantes.
Comment peut-on laisser voir ça à des enfants ?
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